Les Malvache au fil du temps

Le moulin VIEREN d’Estaires

Plan cadastral de 1816. Section D 758. Porte du Moulin. Route de Neuf-Berquin (aujourd’hui Rue Kennedy).

François VIEREN (1767-1848) meunier à Estaires. Né à Haverskerque, fils posthume de Pierre VIEREN, meunier et échevin à Haverskerque né lui-même à St Venant en 1730 et décédé à Haverskerque en 1767: c’est la veuve de Pierre, Marie BAUDELLE, née à St.Venant en 1737, qui après avoir épousée Charles VINCENT, vint s’installer à Estaires entre 1774 et 1781. Elle y mourut en 1817 et c’est probablement à cette époque que François devint propriétaire de ce moulin à vent. Marié en 1793 à Julie DHENNIN il eut quatre enfants dont trois vécurent. Julie DHENNIN mourut en 1854 et c’est ainsi qu’au plan cadastral de 1855 ses trois enfants sont déclarés propriétaires.
Il s’agit de:
François, Auguste VIEREN (1794-1862) resté célibataire
Célestine, Julie VIEREN (1796-1869) aussi célibataire
Jules-César VIEREN (1811-1874).

Il est vraisemblable qu’après le décès de François-Auguste en 1862 Célestine se retira de la co-propriété et c’est ainsi, que pour l’année 1864, le seul propriétaire déclaré au cadastre fut Jules-César: celui-ci épousa en 1838 Joséphine-Adélaide DUCOURANT (1817-1894) qui dut lui apporter en dot la terme du “Pont-Poivre”, héritée de sa grand-mère Marie-Lambertine JACQUIN. A la mort de Jules-César en 1874 le moulin passa à: Charles VIEREN (1845-1914) marié en 1867 à Marie-Hortense BERNARD (1842-1918). Charles Vieren était également propriétaire d’un moulin à eau et à vapeur ainsi que de la ferme du “Pont-Poivre”.

Le 10 janvier 1884 un incendie détruisit la meunerie à eau et à vapeur. Ici se place une anecdote racontée par ma mère: c'était le frère de Charles, François VIEREN, qui était de garde au moulin quand l'incendie se déclara. On chargea un ouvrier agricole d'aller prévenir mon grand-père en lui recommandant de dire les choses “doucement”: celui-ci s'exécuta en ces termes “Tout duchmint, tout duchmint ch'maite ch'moulin y brûle”. La perte fut estimée à 35 000 fr : Charles Vieren fut ruiné et dut vendre sa ferme du “Pont-Poivre” pour rembourser ses créanciers.
Peut-être vendit-il également le moulin à vent mais la date en reste indéterminée puisque le nouveau plan cadastral date de 1889 et ce n'est qu'en 1903 que Désiré DUPONT-TOURTOIS en est déclaré propriétaire: en fait des constructions s'étaient élevées tout autour et, faute de vent, il ne fonctionnait plus. Charles VIEREN continua d'exploiter la ferme du “Pont-Poivre” en tant que locataire jusqu'à sa mort en 1914.
Des constructions s'étaient élevées tout autour et, faute de vent, il ne fonctionnait plus. Devenu inutile, il fut démoli en 1906

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